Menu

Une sélection des livres de la bibliothèque...

J. Lapouméroulie - Extraits d’une conférence ayant pour thème l’ostéopathie

L’ostéopathie

Les kinésithérapeutes s’adressent en priorité au système nerveux central (celui de la locomotion, du mouvement) ; les ostéopathes ajoutent à leur intérêt le système nerveux végétatif (celui de la motricité involontaire), ce système qui régule automatiquement le fonctionnement de nos viscères, qui régit notre vie relationnelle, qui s’adapte et qui régule notre corps au milieu extérieur, à nos peines, nos peurs, nos joies.. Ce fameux « grand sympathique », terme que chacun connaît mais qui n’en a bien souvent que le vocabulaire !

C’est là où l’ostéopathe intervient ; les neurophysiologistes en ont expliqué le mécanisme, mais les effets ? Ceux-ci ne sont à ce jour pas codifiables avec les outils par exemple, que recommande l’A.N.A.E.S. (Agence Nationale pour l’Accréditation et l’Évaluation de la Santé). Il est probable qu’une information est donnée à des systèmes de régulation de l’organisme, mais nous n’avons pas encore compris tous les mécanismes, mais nous avons  bien utilisé l’aspirine pendant un siècle avant de comprendre son action ! -Cet art ostéopathique est une « science » de l’Être, de la Conscience qui nécessite de la part du thérapeute une présence, une attention et une intention particulière et que vouloir prouver une action sur la Conscience, sur l’Être relève de la quadrature du cercle, dixit   J.-L. BOUTIN, ostéopathe.

De tout temps, l’Homme a eu recours à ce cruel dilemme qu’est l’explication par la science de répondre à son angoisse existentielle que la spiritualité lui apporte par la croyance ou le rêve. Nous devons essayer de répondre à cette demande,  mais en établissant des limites, afin de respecter l’autre, de ne pas l’aliéner, de ne pas nuire. Nous devons penser différemment pour expliquer l’être, trouver des outils nouveaux, nous l’avons fait par exemple avec l’apport des Sciences Humaines à travers la psychologie.

Nous devons faire avec le toucher autant qu’avec le verbe. Notre confrère ostéopathe Claude Bochurberg le décrit ainsi dans une brochure : « La main ou la promesse d’une parole geste ». La main qui perçoit, la main qui parle. Le rôle de la main, confiné dans un rôle technico-thérapeutique au masseur-kinésithérapeute, doit s’élargir au niveau de l’ostéopathe qui doit avoir des yeux au bout des doigts, capables de détecter l’état de santé des tissus et projeter ses connaissances pour déterminer l’état des organes atteints. Tout en appartenant aux Sciences de la Vie et de la Santé, l’ostéopathe – medicus – (médecin défini dans son sens noble et ancien, traitement manuel) peut se hisser au rang d’une véritable catégorie philosophique liée à la grande famille des Sciences Humaines.

Lorsqu’un patient consulte pour des troubles fonctionnels, articulaires, viscéraux, etc.  bien souvent les examens complémentaires mis en route (radiologie, biologie) apparaissent normaux, diagnostic médical et pronostic ne peuvent être posés. Beaucoup de ces patients relèvent de cette situation, placée entre l’état de santé et l’état de maladie ; les candidats errent de cabinet en cabinet, de praticien en praticien et de médecine en médecine, je cite notre confrère R. RICHARD (ostéopathe D.O.)

L’ostéopathie est l’art de diagnostiquer et de traiter par la main les dysfonctions affectant le corps, qui entraînent des troubles fonctionnels pouvant perturber la santé.

L’ostéopathie est une pratique préventive et curative complémentaire de la médecine traditionnelle, ne s’adressant pas au même stade d’évolution de la pathologie, et disposant de moyens de soins différents.

L’ostéopathie s’intéresse aux dysfonctions du corps, qu’il faut décoder pour remonter le fil du temps ; l’ostéopathe est un mécanicien du corps, un généraliste des troubles fonctionnels. L’ostéopathe ne s’intéresse pas aux pathologies telles que les maladies organiques, infectieuses et tumorales, les fractures, mais il a la possibilité de s’adresser à ces patients en action complémentaire.

Le concept ostéopathique de Still que revendiquent les ostéopathes ne fait pas un diagnostic au sens médical du terme qui donne une étiquette à  une maladie bien déterminée :

Nous sommes à la recherche des dysfonctions, de pertes de mobilité que nous normalisons après avoir fait un bilan ostéopathique. Identifier la maladie ne nous intéresse pas, ce qui nous intéresse c’est le pourquoi et le comment le patient en est arrivé là, mais dans le respect des limites et en restant vigilants et responsables devant la médecine traditionnelle (maladies graves évolutives, contre-indications) L’ostéopathie est alors un complément. De plus nous ne prescrivons pas de traitements médicaux et nous ne posons pas de diagnostic médical, en conclusion, nous ne parlons pas de la même médecine ».

J. LAPOUMEROULIE

Publicité

Bulletin d'abonnement

abonnement juin17

Les Revues

Congrès & conférences

Nous avons 805 invités et un membre en ligne

Recevez notre newsletter

Aller au haut