Menu

Une sélection des livres de la bibliothèque...

J. LAPOUMEROULIE - SNMKR :  Propositions de définitions d'actes, champ de compétences, actes à risque (Exercice libéral)

Le traitement ostéopathique consiste à pratiquer des actes réalisés manuellement ayant pour but l’identification des dysfonctionnements de mobilité du corps humain et d'y remédier par des thérapeutiques appropriées. Ces traitements des troubles fonctionnels servent à prévenir et à rétablir ces dysfonctions. Ils s'adaptent à l'évolution des connaissances scientifiques.

Dans l'exercice de son activité, l'ostéopathe tient compte des caractéristiques psychologiques, sociales, économiques et culturelles de la personnalité de chaque patient, à tous les ages de la vie.

L'ostéopathe se doit de s’informer ou de communiquer aux professionnels de santé toute information en sa possession susceptible d'être utile à la santé du patient, tout en respectant les volontés de celui-ci et le secret professionnel.

L'ostéopathe établit son traitement de première intention à partir d'un diagnostic ostéopathique et des objectifs de soin au moyen de techniques qui lui paraissent les plus appropriées, le tout étant notifié sur le dossier du patient.

L'ostéopathe est habilité à traiter les troubles fonctionnels à l'exclusion de certaines pathologies (inscrites sur une liste) telles que les maladies organiques, infectieuses et tumorales, ainsi que les fractures, qui sont d'indication médicale. Toutefois, dans ce dernier cas, il peut recevoir ces patients pour une action thérapeutique complémentaire. A travers ses connaissances acquises après un diplôme de kinésithérapie (Bac + 3 ou 4) et une formation complémentaire l'amenant à un minimum d'études de 5 000 heures, il a les compétences et le savoir nécessaire lui permettant de ne pas nuire et de diriger son patient vers la médecine si le besoin se fait sentir.

L’ostéopathe est habilité à pratiquer les actes dits de manipulation ostéo-articulaires, les mobilisations directes et indirectes sur le système locomoteur, crânio-facial (celles-ci étant particulièrement indiquées chez les enfants de moins de quatre ans), tissulaire et viscéral. Ces techniques peuvent être à visée thérapeutique ou non (préventives).

  • Les techniques directes sollicitent la dysfonction dans le sens correcteur.
  • Les techniques indirectes utilisent l'exagération du sens de la dysfonction comme action, en facilitant ensuite la correction.

L'ostéopathe est habilité à la pratique des actes suivants :

  • Mesure de la pression artérielle et les pulsations cardiaques,
  • Mise en place d’une ventilation par masque
  • Mesure du débit respiratoire maximum
  • sous certaines conditions, le toucher rectal et le toucher vaginal,
  • prévention non médicamenteuse des pathologies sur lesquelles son intervention est autorisée,
  • prescription de certains actes de radiologie et de biologie
  • contribution à la lutte contre la douleur et à participer aux soins palliatifs.
  • conseil, sous certaines conditions, d’une interdiction de pratique de sports. Il n’aura, par contre, pas le droit de délivrer un certificat médical autorisant la pratique des sports, temporairement.
  • conseil de compléments alimentaires

L'ostéopathe, en cas d'urgence et en l'absence d'un médecin, est habilité à accomplir les gestes de secours nécessaires jusqu'à l'intervention d'un médecin.

L'ostéopathe est habilité à participer à toute intervention dans le cadre d'études pluridisciplinaires, dans le cadre de la santé publique et à la recherche ergonomique.

Il est habilité à participer à différentes actions d'éducation, de prévention, de dépistage, de formation et d'encadrement. Ces actions concernent en particulier :

  • la formation initiale et la formation continue des ostéopathes,
  • la contribution à la formation d'autres professionnels de santé,
  • la collaboration, en particulier avec les autres membres des professions sanitaires et sociales, permettant de réaliser des interventions coordonnées, notamment en matière de prévention,
  • le développement de la recherche en ostéopathie en collaboration, notamment avec l'A.N.A.E.S, le CNRS et l’INSERM.

En ce qui concerne les actes à risque, aucune profession ne peut se targuer d’un risque zéro : une situation inattendue peut se présenter à tout professionnel de santé, fut-il médecin. Techniquement, le problème des manipulations est souvent soulevé par certains… Tout ostéopathe qui a reçu une formation sérieuse doit connaître parfaitement ses limites, et sait très bien qu'il n'est pas nécessaire de manipuler en rotation et qu'à travers les contre-indications qu'il a apprises, il peut facilement manipuler une cervicale en latéralité! Pour un pré-requis, le "niveau de bac +5 ou +6" comme celui que possède un dentiste ou une sage-femme dans des compétences parfaitement définies, comme nous vous le proposons dans les actes précités, est une sécurité dans l'intérêt de la santé publique. Les études faites par les compagnies d'assurance dont une, "Le Sou Médical", est la plus à même d'en parler, montre que les risques liés aux infiltrations sont plus importants que ceux liés aux manipulations. De plus, nous savons bien, nous kinésithérapeutes formés à l'ostéopathie, qu'à travers tous les procès intentés par nos amis médecins pendant de nombreuses années, combien il nous a fallu être vigilants et responsables afin  de ne pas subir les foudres des tribunaux!

Un ostéopathe (G.ROULIER) explique d'autre part l'apport non négligeable en matière de coût des soins ostéopathiques. Un autre point à ce sujet, l'existence d'une médecine manuelle-ostéopathie (scientifique) pratiquée par nos amis médecins permettent aux patients d'accéder à des remboursements.

Le récent rapport de M. le Professeur Y.BERLAND remis au Ministère de la Santé encourage le transfert de compétences. Il souligne l'importance de régulariser des pratiques existantes non reconnues ou encore d'apporter une légitime reconnaissance à certains professionnels paramédicaux. Après trois ou quatre années d'études conduisant au diplôme d'État, la spécialité serait acquise au bout de deux années de spécialisation sanctionnées par le "grade de master". Les kinésithérapeutes entrent parfaitement dans ce cadre et pour celles ou ceux qui le souhaitent, deux années d'études supplémentaires en ostéopathie, à temps plein ou en formation continue, augmentée des validations d'acquis d'expérience, permettront à ces professionnels d'être responsables et d'entrer dans le cadre d'une profession de première intention non prescrite.

© Jean-Louis Boutin et le Site de l'Ostéopathie

Publicité

Bulletin d'abonnement

abonnement juin17

Les Revues

Congrès & conférences

Nous avons 810 invités et un membre en ligne

Recevez notre newsletter

Aller au haut