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« Nous manquons d'ostéopathes qualifiés »

Auteur : Laurent KESTELYN, Directeur CEESO Lyon

Réponse à L. KestelynVladimir SEKELJ Directeur de l'IFOGA (Avignon)


« Nous manquons d'ostéopathes qualifiés ».

On pourrait croire  à une citation héritée d’un autre âge (avant les agréments, 2002 par exemple) ou à une blague d’un goût douteux, mais malheureusement il s’agit là de l’extrait de l’interview, on ne plus sincère, d’un directeur d’école… au printemps 2012. On appréciera tout de même l’exquis cynisme du propos lorsque l’on découvrira que cette citation visait à commenter des manifestations d’étudiants et de professionnels dont l’un des mots d’ordre était… l’excès d’ostéopathes en France….

Tous les directeurs d’écoles manqueraient ils à ce point de retenue ?

Tous ? Non ! Car un village peuplé d'irréductibles Gaulois résiste encore et toujours à l'envahisseur … ostéo-démographique. (1)

Redevenons sérieux (2) : Comment en est on arrivé là ?  

Aujourd’hui, Il faut bien  constater que le développement de l’ostéopathie s’est avéré ces dix dernières années aussi fulgurant que chaotique. Résultat : un sentiment de gâchis partagé par la plupart des acteurs de l’ostéopathie (professionnels, syndicats, étudiants, etc.)…

Aussi, une analyse un peu plus poussée  sur la situation de l’enseignement éclairera peut être les bouleversements qui se préparent.

A ce jour, tous les paramètres prédisent l’éclatement d’une bulle spéculative, dont nous avions déjà fait part du risque voici dix huit mois (cf. : www.avenir-osteopathie.com):

1/ La genèse d’une spéculation

Comme toute spéculation, elle est régit par quelques fondamentaux:

  • 2000-2005 : Phase initiale d’engouement du grand public pour une discipline (l’ostéopathie) qui marque sa différence, sa pertinence et son efficacité ;
  • 2002-2009 : Suivie par l’emballement du développement des centres de formations  destinés  à « satisfaire » une demande dont la croissance est alors (consciemment ou non) surévaluée,
  • Absence de régulation contraignante (voulue ou subie) ;
  • Réussite rapide et systématique (tout établissement qui s’ouvre fait recette et tout établissement qui augmente sa capacité d’accueil y parvient) : de fait, aucun facteur économique rationnel ne régule le système : il s’emballe ;
  • 2010-2011 : Cependant, après l’euphorie, un « ressort de rappel » s’exerce  sur des fondamentaux macro-économiques rationnels (a-t-on besoin de tous ces ostéopathes ?) et retournement progressif dans un premier temps, puis  accéléré ensuite de l’offre et de la demande :
  • 2012 : Panique contenue… en attendant une panique  « tout court » chez les  « distributeurs » de ce savoir.

2/ « Eclatement » ou « atterrissage mou » ?

A l’issu de toute bulle spéculative, deux sorties de crise sont envisageables : l’éclatement (perte de confiance, retournement  brutal du marché, irrationalité, etc.) ou l’atterrissage mou (équilibrage progressif entre la demande, l’offre … et le besoin). Dans notre secteur, il faut s’attendre à la combinaison possible des deux scenarii :

D’ores et déjà « l’atterrissage mou » est en train d’opérer : il n’est plus question de contenir l’information sur la saturation de la profession (3) et de fait la demande pour de nouvelles préinscriptions diminue (entre 10 et 30 % suivant les établissements). La tendance s’accentuera dans les années à venir. Certains établissements seront amenés à réduire voire faire disparaitre toute forme de sélection pour pouvoir continuer leur exercice. D’autres  intégreront une prépa pour simuler un semblant de sélection où pour « pré-ampter » un certain nombre de candidats aux études. Mais à terme, les étudiants ne seront pas dupes longtemps et se détourneront en partie de ce genre d’études. Un rééquilibrage s’effectuera. Sera- t-il pour autant suffisant ? Non.

Aussi une deuxième phase se dessine déjà: celle d’une contestation cette fois-ci plus véhémente de la profession vis-à-vis de ce « trop plein » de formateurs. Les syndicats se feront alors plus vivement l’écho de cette contestation naissante. Les positions se radicaliseront entre ceux qui (probablement minoritaire) persisteront à croire que « tout va bien, RAS » et ceux qui appellent à une « tchernobylisation » d’un système gangréné. Implosion en plein vol possible, voire souhaitable, car là où les politiques ont été incapables d’agir, le bon vieux principe « de l’offre et de la demande » pourrait expédier les choses et sauver nos étudiants et nos professionnels.

3/ Qu’adviendra t-il des écoles ?

Sans aucun doute il y aura de la « casse » et on peut croire que certaines vont devoir limiter leur activité en raison de ce retournement. Tout le monde ne sera pas logé à la même enseigne. Ceux qui ne se seront pas préparé à ce retournement ou qui auront feint de l’ignorer (voire carrément de le contester) pourraient en être les premières victimes. Le niveau d’endettement des institutions sera aussi un facteur de péril, il en va de même de la nature de cet investissement (spéculatif ou qualitatif), la période où il a été mené (un investissement récent ou à venir pénalisera plus fortement l’entreprise faisant face à la crise qu’un investissement ancien déjà partiellement amorti), etc.. Certaines écoles seront peut être amenées à mettre de coté ces beaux principes d’éthique liés à la nature de leur activité (je rappelle que l’on en vend pas du rêve, mais un métier !) afin de sauver les meubles. Bref, la pagaille en perspective. Tout ceci ne serait pas grave en soi s’il ne s’agissait pas avant tout de l’avenir de milliers d’étudiants…

Déjà, la guerre des prix et des services a démarré : à titre d’exemple, il y a prés de 12000 euro de différence sur une scolarité (complète, c'est-à-dire 5 à 6 ans)  entre la moins chère et la plus chère des écoles, et ceci,  rien que pour la région Rhône Alpes. Les étudiants sont de plus en plus sensibles au coût global de leurs études et ne manquent pas d’effectuer de sérieux comparatifs.

Il est possible que, pour répondre à cette nouvelle attente en terme de coût, voit le jour un nouveau type d’une école LCQH (Low Cost High Quality : bas coût haute qualité) à l’image de ce qui se fait dans d’autres secteurs des services : à moins de 6000 euro par an par exemple, en simplifiant à l’extrême le modèle économique (oubliées les berlines allemandes de fonction, les investissements de prestige et autre gadgets visuels flatteurs de l’égo)  et en concentrant l’investissement sur la qualité pédagogique. Cela ne serait possible que par création (une cure d’austérité sur une école existante est possible, mais complexe, donc partir de zéro serait plus simple) sur la base d’une expérience de «cost killer» (donc nouvelle entité émanant d’une école déjà existante, connaissant les pièges d’hypertrophie à éviter). S’il est clair qu’à priori la création d’une nouvelle école serait contraire au principe de « non prolifération », la création d’une école « low cost » assainirait le « parc » existant … en le réduisant, comme cela s’est vu dans d’autres secteurs et en évitant l’entrée de nouveaux acteurs opportunistes. Des volontaires ?

4/ Tentation du « négatio-cynisme »

Face au risque sérieux de perdre leurs écoles certaines directions remettent en cause l’existence d’un « trop plein » d’ostéopathes. L’exercice étant difficile, il fait souvent appel à une rhétorique de promesses qui n’engagent… qu’eux. Illustration :

Postulat 1 : 25 à 30 % de la population française a consulté un ostéopathe. Il reste donc 70 à 75% à convaincre.

Tout d’abord, le chiffre le plus récent est de 40 % selon une enquête SMMOF/Opinion way d’octobre 2010 (voire 60% selon certains syndicats !). Il n’y aurait donc que 60% de « conquête » possible. Faut il donc commencer par les 29 % des français (http://lexpansion.lexpress.fr/economie/un-francais-sur-trois-renonce-a-se-soigner-faute-d-argent_263571.html) qui ont définitivement renoncé à se soigner (y compris pour des soins pris en charge par la sécu) ? Probablement pas. Peut être pas non plus les  9 % de français qui accèdent aux soins par le biais de la Couverture Maladie Universelle. Alors quelle est la part probable de conquête ? La réponse risque d’être décevante, mais réaliste : faible. La plupart des français aujourd’hui connaissent l’ostéopathie et y ont recours suivant leurs moyens, leurs besoins et leurs motivations.  Nous ne sommes pas dans un secteur « marketé » où il suffit de créer un nouveau besoin pour ouvrir de nouveaux débouchés. A titre d’illustration le pourcentage impressionnant de britanniques qui estiment ne pas avoir besoin d’un ostéopathe : 80% (source : NCOR National Council for Osteopathic Research). Et pourtant, le royaume uni est le pays où l’ostéopathie existe depuis presque un siècle (difficile d’ignorer son existence). Ce pays a eu la sagesse par contre de n’avoir que six centres de formation et a su établir un équilibre entre l’offre et la demande de soins. En fait, si le potentiel de développement existe, il demeure loin des 70% dont on se gargarise volontiers face à des auditoires mal informés.

Postulat 2 : L’ostéopathie entrera dans les hôpitaux et autres centres de soins jusqu’alors fermés aux ostéopathes.

Effectivement, c’est une possibilité. C’est d’ailleurs déjà le cas dans certains services. D’anciens étudiants exercent déjà en hôpital militaire ou en centre hospitalier. Cependant cette présence se fait au prix de certaines concessions (aucune rémunération parfois) liées à la difficulté des services à financer ces nouveaux soins qui ne seront probablement jamais remboursé par la sécurité sociale. On ne devra raisonnablement attendre plusieurs années avant de voir se généraliser ces expériences. Cette ouverture est donc possible et souhaitable, encore faut il ne pas la surestimer.

Postulat 3 : L’ostéopathie entrera dans les entreprises.

Oui, ni plus ni moins que la kiné, l’homéopathie ou autre : n’en faisons donc pas un eldorado.

Postulat 4 : Le vieillissement de la population ouvrira de nouvelles opportunités.

Vrai : Et ce sera une bonne chose. Mais la encore restons réaliste : dans le même temps, le montant des retraites diminuent et sans couverture sociale améliorée, nos anciens ne vont pas « bondir» sur cette nouvelle discipline aussi vite que croitra le nombre d’ostéopathes.

Postulat 5 : la combinaison entre professions de santé au sein d’un cabinet de groupe ou les maisons de santé.

Intéressant. Cependant cette option, encore sujette à combat idéologique et parfois interdite (4), est de nature à améliorer la performance comptable de l’ostéopathe qui aura choisi cette voie, mais ne créera pas de nouveaux débouchés.

Dans le même temps, d’autres actions voient le jour, comme l’incitation à ne pas participer à des manifestations dont le mot d’ordre serait la crise de l’ostéopathie ou l’obstruction au droit fondamental des étudiants de s’associer (par exemple dans UNEO), etc.

Mais globalement, ces actions risquent à court terme de desservir ceux qui les mènent.

4/ Peut on encore sauver l’ostéopathie ?

Il est encore possible de sauver l’ostéopathie française et le plus incroyable est que la clef de ce sauvetage, est, une fois n’est pas coutume, dans les mains des  acteurs dits « anonymes » trop souvent oubliés et non plus uniquement dans la trilogie « écoles-asso-état » : à savoir, les étudiants, les professeurs, les professionnels, etc. Mais le remède aura la saveur d’une potion amère, et son efficacité probablement redoutable :

  • Chaque étudiant, chaque professeur devra faire son examen de conscience. Ainsi, un professeur qui enseigne dans un établissement contribue de facto à renforcer la politique de sa direction. Dés lors qu’il en partage les positions (binairement « pas de souci : tout ira bien » ou au contraire « il faut rapidement inverser la tendance »), cela n’est pas un problème. Par contre s’il ne partage pas la position de sa direction, il devra réfléchir au sens qu’il donne à sa mission. Arrêtons le « je ne savais pas », cela n’est pas digne d’un artisan du « savoir ». Il en va de même pour un étudiant qui assure durant les JPO une promotion pour le concept maison : il convient d’être cohérent avec vous-même lorsque l’on pose des questions clefs. Répondez-y avec sincérité : cela soulagera votre conscience et confortera votre avenir…
  • Globalement si chaque professionnel et chaque étudiant amène les étudiants candidats simplement à réfléchir sur la réelle situation de l’ostéopathie, c’est 15 à 30% de candidats en moins chaque année qui se presseront aux portes des écoles. A ce rythme la, seules six à dix écoles pourraient encore être économiquement viable en 2016…

5/ Que fait le CEESO ?

Déjà, le CEESO ne s’embarrasse pas de discours alambiqués ou ambigus. Critiquable comme toute position, celle du CEESO ne pourra être taxée d’opportunisme mercantile : économiquement, nous n’avons aucun intérêt à communiquer de la sorte. Politiquement, cela ne nous sert aucunement. Humainement par contre, cela nous amène des soutiens d’anonymes dans ce combat et c’est encourageant.

Certains pensent que si le CEESO pense si fort à une trop forte concentration des écoles, pourquoi ne commencerait il pas par fermer ses deux écoles ? Il y a une logique à cela. Cependant, l’existence même de notre établissement et son action (cet article en est l’illustration) contribue à changer l’attitude et le mode de pensée unique et à inverser une tendance plus efficacement que la simple disparition de deux établissements parmi une soixantaine. Un agitateur d’idées est un facteur de progrès: Illustration :

Sans TOYOTA, il n’y aurait jamais eu de Prius (affreuse mais éco friendly). Sans Prius, il n’y aurait jamais eu de recherche et de développement dans l’ensemble du secteur automobile (gros pollueur potentiel s’il en est) de modèles à basse consommation. Si TOYOTA avait fermé il y a 20 ans (ils étaient alors en grave crise), cela aurait supprimé un « contributeur à la pollution automobile », mais peut être n’aurions nous jamais eu une telle prise de conscience de la nécessité (et surtout la possibilité avec cette Prius) de changer la consommation de nos véhicules aujourd’hui. Un seul acteur bien orienté d’un marché peut faire basculer tout le marché vers une plus grande conscience environnementale. CQFD.

A ce titre, le CEESO fait bouger les lignes, sans pour autant s’exonérer de son rôle dans la saturation du secteur. Nous avons une stratégie qui nous permet de réduire notre  « empreinte ostéopathique» (5), la capacité de passer cette crise,  des étudiants et des professeurs en phase globalement avec notre vision,  bref : un carnet de route.

Nous ne sommes pas les seuls dans cette posture et d’autres écoles partagent la même opinion. Elles sont plus réservées quant à l’exprimer car inquiètes des conséquences d’une trop grande exposition, mais leur discours diffère peu du notre et contribue à éradiquer le dogmatisme du « tout ira bien ».

Ne diabolisons donc pas les directions d’école : amenons les plutôt à la réflexion.

Conclusion 

La saturation du marché n’est plus contestable. S’il existe des personnes disposées à se jouer des chiffres et des concepts pour contester cette réalité et promettre sans s’engager : c’est compréhensible : leur univers est en péril. L’instinct de survie s’applique aussi aux entrepreneurs. Cependant, à la vue des enjeux et des risques que tout ceci fait courir à nos étudiants, il est indigne d’abuser de la verve pour endormir la contestation naturelle.

Par ailleurs, chaque acteur du monde ostéopathique (étudiant, professeur, professionnel, etc.) est libre de participer ou non à ce cahot, mais il doit rester cohérent par rapport à son credo et son éthique. 

L’argent ne doit pas occulter la mission qui est celle de tout formateur : assurer un avenir et un épanouissement personnel aux étudiants qui lui font confiance. Le CEESO ne s’exonère pas de son rôle dans la « prolifération » ostéopathique, mais il agit pour en renverser la tendance et subit lui aussi les conséquences de sa politique de transparence. Si le CEESO n’est pas bon ou trop faible : il disparaitra. Mais il aura au moins contribué à faire tomber les masques. Si par contre, il sait passer la crise en attirant les talents, il survivra, voire se développera, une fois le déluge passé.

Un conseil : Agissez et exprimez-vous !

Laurent KESTELYN
Directeur CEESO Lyon


Notes

(1) Rendons à Goscinny ce qui appartient à César

(2) Comme Figaro, « je me presse de rire de tout avant d'être obligé d'en pleurer »

(3) Liste non exhaustive des articles de presse traitant de la saturation de la profession à communiquer : www.ceeso.com/fravenirosteo.htm#presse

(4) Le conseil d’état a rappelé le 17 Novembre 2010, que les ostéopathes ne disposant pas du titre de profession de santé, ni celui de personnel « médico-sociaux » ne pouvaient prétendre à se joindre aux maisons de santé et conforté par la même l’action de l’ordre des médecins qui visait à recommander la mise à l’écart des ostéopathes « ni-ni » de ces institutions. On peut le regretter, mais on se doit de le constater.

(5) Empreinte ostéopathique, inspiré de l’empreinte écologique, cette notion définit la part de saturation auquel chaque établissement contribue. Cela peut être le nombre par école  d’étudiants diplômés et installés en France (ramené sur 100). Ex CEESO Lyon 47%  (47 diplômés / 100) au maximum ces cinq dernières années. Ce quota va de 25 à 150% par école en France.


Le Site de l'Ostéopathie remercie Laurent Kestelyn de sa participation au débat sur la Construction de la profession d'Ostéopathe


Réponse à Laurent Kestelyn

Loin d'être anodin la tribune de Laurent Kestelyn du 04 avril 2012 est à la fois provocateur et profondément d'actualité : agitateur !

Il est clair pour tous que l'avenir de l'ostéopathie est actuellement assombri par une population galopante et une insertion professionnelle obstruée.

La légalisation (loi de 2002) a, de façon perverse, aboutit à une dérégulation du monde ostéopathique : trop d'écoles, trop d'étudiants mais aussi trop d'associations ou de syndicats …

Avant 2002, les dirigeants syndicaux avaient clairement joués la carte de l'existence pertinente de l'ostéopathie grâce au "marché" … c'est à dire aux patients : l'ostéopathie existe car les patients en veulent, et ce malgré les avis contraires des autres professions ou du ministère.

Il faut pourtant bien que les futurs ostéopathes soient formés !

Gageons que le "marché" soit à nouveau notre meilleur outil de régulation et que les formations superflues, abusives ou médiocres disparaissent. Cette fois, ce ne sont plus les patients mais les étudiants qui vont faire la régulation sans se soucier des autres professions, du ministère et autres chimères.

Lorsque la machine s'emballe et que le système se trouve dépassé il faut revenir aux fondamentaux ! C'est aux acteurs du monde ostéopathique de réguler leur propre univers et d'apporter des gages de maturité et de responsabilité pour revenir au point neutre.

C'est pourquoi l'IFOGA (Formation initiale Avignon) a emprunté dès son ouverture une ligne claire et innovante en faveur d'une qualité de la formation : un recrutement limité à 40 étudiants, des stages hospitaliers, de nombreuses consultations, des enseignants expérimentés (aucun moniteur ni assistant) et une large et réelle interaction avec l'université ainsi qu'un travail de fond pour l'ouverture de nouveaux débouchés professionnels. A 40 étudiants ce travail est possible !!

En cela, l'IFOGA s'oppose aux structures qui recrutent en masse, pour faire un enseignement de masse, dispensé par de jeunes diplômés, sur 6 années ou plus, sans offrir ni stages ni débouchés.

On peut concevoir que l'enseignement théorique puisse se faire en amphithéâtre mais la réalité est que notre métier relève d'un savoir-faire d'artisan et que d'autre part l'enseignement universitaire ne donne pas le meilleur taux d'insertion professionnel. Ce n'est donc pas le modèle que nous avons choisi.

En effet, il appartient à chacun, professionnels, enseignants, étudiants d'informer sur l'état de la profession et des établissements et d'orienter les futurs étudiants vers des structures qui respectent la profession et ses idéaux. Vers des structures qui, en reprenant les termes de Laurent Kestelyn ont une "empreinte ostéopathique" positive pour la profession.

Soyons optimistes et notons que plusieurs écoles convergent vers cette analyse et développent un enseignement de qualité avec un recrutement raisonné.

Si l'avenir proche permettait d'aboutir à un statut d'exercice unique avec seulement des écoles de formation initiale à taille humaine … ce serait un beau programme de quinquennat …

Vladimir SEKELJ
Directeur de l'IFOGA

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