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Jacques R. GESRET - L'asthme et les pathologies du système immunitaire et comportementales

article paru dans la revue OSTÉO n° 43 - Octobre 1996
Ostéo, la revue des ostéopathes - Proédit, Espace Grobet - 50, rue Louis Grobet - F - 13001 MARSEILLE - Tél.: 00 33 (0)4 91 08 50 95 - Fax : 00 33 (0)4 91 08 55 84 - www.osteo-larevue.com

* Auteur de « Asthme, Recherche fondamentale et nouvelles thérapeutiques des pathologies du système immunitaire », Ed. de Verlaque septembre 1996. - Site : http://asthme-reality.com

Tous nos remerciements à Michel COQUILLAT, Directeur de publication, et à Jacques GESRET pour leur autorisation à reproduire cet article.

Asthme : 100 ans de recherche

Asthme : 100 ans de recherche*

*Vous et votre santé, n °23, Mai 1995

Pour commencer, nous allons faire un bilan des connaissances établies concernant la pathologie asthmatiforme. En premier lieu, quelles en sont les définitions ?

Après avoir longtemps considéré que la cause de l’asthme était due à l'obstruction des bronches par des sécrétions épaisses et filantes, on en vint à une autre théorie : la névrose des centres respiratoires bulbaires (Brissaud, G. Sée, 1885). Puis on en vint à considérer qu'il avait pour origine une intoxication, soit alimentaire soit décharge d'acide urique, etc. (Schemmer, Bouchard, Brugelman, Huchard).

Puis ce fut la goutte et la diathèse arthritique ; mais malgré ces conceptions, la cause de l'hyperexcitabilité des centres pneumogastriques restait aussi mystérieuse que les facteurs qui les mettaient en branle.

On en fit des conclusions tout de même :

  • « L'arthritisme serait une auto-intoxication et celle-ci serait elle-même la conséquence de toutes les intoxications et de toutes les infections » (Miranda).
  • « Tout asthme sous entend une infection ou une intoxication » (Moncorgé).
  • « Il est la conséquence d'une intoxication alimentaire par suralimentation ou alimentation vicieuse » (Maurel et Pascault).
  • « Il est la manifestation d'une insuffisance hépatique légère » (Glénard) etc.

On découvrit l'anaphylaxie et la conception de choc qui permit de « démolir définitivement la théorie de l’asthme névrose » et « qui confirmait la justesse des théories anciennes de l'hyperexcitabilité bulbaire » (F. Claude).

Nous sommes maintenant en 1926, l'asthmatique est considéré comme un individu déséquilibré dans ses humeurs, dans son système neurovégétatif et ayant un appareil respiratoire fragile, il est capable de réagir par une crise d'asthme à des influences innombrables qui se groupent en trois classes principales : épines irritatives, décharges toxiques et substances choquantes ».

On mit en avant une théorie « L'hypervagotonie » des asthmatiques qui permit d'entrevoir une approche thérapeutique fonctionnelle. On entreprit l'étude d'une vagotonie constitutionnelle par la voie du réflexe oculocardiaque (Heckel, Ségard, F. Claude, Castelnau, Galup) et par la voie pharmacodynamique (P. Valléry-Radot, J. Haguenau, A. Dolphus). Hélas, « cette théorie était loin de correspondre à la généralité des cas comme on l'avait cru primitivement » (F. Claude).

En 1926, les causes de l'asthme étaient les suivantes :

  • « lésions traumatiques des poumons suite à des blessures de guerre »,
  • « lésions provoquées par des gaz de combat » (Loeper, Cordier, Daydé),
  • « séquelles d'affections pulmonaires aiguës »,
  • « emphysème »,
  • « tuberculose (Laennec, Pidoux, Guénau de Mussy, Trousseau, G. Sée, Jacobson, Pujade, Bard, Aslanian, Schemmer et surtout Landouzy),
  • « la syphilis » (Cézary, Alibert, Oualid, Herme),
  • « l'estomac » (Leven, Percepied, Küss, Knapp),
  • « l'intestin » (Moncorgé, Leven),
  • « l'appendice » (Rochet, Delagenière et surtout Guttmann),
  • « le foie » (Heckel).

A titre de curiosité et pour démontrer qu'il existe une étroite corrélation entre l'époque des études sur les allergènes et le mode de vie, nous allons les énumérer pour 1926 : « les squames de cheval, les plumes de poules, de canard, d'oie, de pigeon, la laine, les poils de chats, de chien, de lapin, de lièvre, de porc, d'âne, de mule, de vache» (Hutinel).

Parmi les protéines animales on citait les oeufs, le lait, plus rarement les crustacés, les poissons, les viandes (surtout le bœuf), les escargots, etc. Parmi les protéines végétales on citait les pollens, la rose, la pomme de terre, les pois, les haricots et les lentilles. Eh oui, la majorité des gens vivaient en milieu rural à cette époque ! On citait aussi des substances médicamenteuses : l'ipéca, l'aspirine, l'antipyrine, le pyramidon et la farine de lin.

En 1995, on ne parle plus de tout cela mais on en est resté au même concept d'allergène en le transposant sur les acariens, les blattes, etc. (G. Pauli), ce qui veut dire que n'ayant toujours pas trouvé (officiellement) la cause de l'asthme et ne sachant pas le guérir, on se permet de l'intituler « maladie environnementale» (G. Pauli, François Bernard Michel) et l'on soigne cet environnement à défaut de soigner le patient. Autrement dit, la médecine n'a fait aucun progrès depuis 70 ans !

Commentaire

Depuis 1984, j'ai mis en évidence :

  • le rôle joué par le ganglion stellaire dans sa relation avec le système immunitaire.
  • le rôle du système sympathique du plexus pulmonaire dans l'apparition de la crise d'asthme.
  • l'épine irritative située dans l'articulation chondrocostale subluxée (tiens donc, l'opération de ce cartilage était efficace) puisqu'une pression rythmique exercée sur celui-ci déclenche immédiatement la crise.
  • la présence d'un point réflexe sur le nerf intercostal opposé qui permet de faire cesser la crise en quelques secondes de massage.

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